Le panneau routier

Il y a quelques temps, un copain est passé à la maison et en regardant mon pont routier me dit : « ce qui apporterai du réalisme, c’est un panneau ! ». Bonne remarque, alors je me suis creusé la tête.

Effectivement un panneau ajouterait sans nul doute une part de vrai. Mais:

Comment faire ?

Passons directement au stade de dire qu’il faut tout faire parce que rien dans le commerce ne correspond à mes désirs ni à mes dimensions. Alors, à chaque passage sur l’autoroute, j’ai scruté les panneaux pour savoir comment faire le mien.

Je suis parti sur l’idée de faire un portique.

Coup de chance, j’avais une baguette de sapin à la bonne dimension (10mm au carré)… on coupe la largueur de la route + 2 fois l’épaisseur de la baguette.

Assemblage : vissé / collé en intercalant une platine entre les verticales et l’horizontale… c’est simplifié sur ce point car les vraies présentes des équerres de rigidité. Puis pose de tulle pour les antidérapants : le tout peint en gris moyen avec terre à décor sur le dessus.

Les panneaux : il faut qu’ils soient fins : une plaque de CP 1/10 sera parfaite.

Mais avant, il faut faire les supports de panneaux… un coup d’ordi et voilà 2 panneaux simples correspondants aux bourgs représentés.

J’ai choisi de faire une route nationale : marquages noirs sur fonds blanc parce que je n’ai pas d’imprimante couleur et les essais de peinture (bleu autoroute) sur les panneaux n’étaient pas satisfaisants. 

Alors voilà ma route imaginaire et les destinations : on peint juste les panonceaux en rouge.

Le montage se fait de la manière suivante :

- Peinture et marquage des horizontales du panneau au cutter dans la peinture.

- Pose d’allumettes pour les assemblages verticaux et le montage du panonceau : le tout toujours en gris… les vraies lamelles des panneaux sont en creux mais ici simplifions-nous la vie.

Enfin, on colle proprement les panneaux.

Reste quelques détails en particulier le garde fous sur le portique :

Ici pas le choix : on est obligé de la faire sur mesure avec des soudures de fil de fer.

On se fait un patron et on fixe le fil sur du double face. On soude ensuite en débordant bien les verticales ; on recoupera ensuite : ça permet de bien se positionner.

 La technique de soudure est assez simple si on a les bons produits : décomposons !

Je commence par débiter proprement (et bien droits) mes morceaux de fils de fer. Ils sont galvanisés donc pour bien les souder, il faut décaper...l’astuce est de le coincer dans une petite pince et de tirer fort… double effet de redressement et de décapage. On le refait bien droit car le morceau se cintre en tirant dessus.

A chaque point de soudure, on pose une goutte de décapant + une noisette de soudure en pâte. Ensuite avec le fer, on applique une goutte de soudure. Si le fer est bien chaud, la soudure est bien brillante, lisse et fine.

Il ne faut pas oublier de bien nettoyer à l'eau tiède savonneuse pour retirer les traces de décapant.

Je recoupe ce qui dépasse et la finition se fait au minidisque.  

Reste l’assemblage avec fixation du garde-fou: à chaque espacement, je creuse avec un foret l'espace nécessaire pour intégrer la patte de la rambarde. On colle à la cyano et on repasse un coup de gris. Sur les vrais portiques, les rambardes sont fixées sur l'extérieur de la structure de la potence mais ça me posait des problèmes; d'abord de fixation mais aussi esthètiques puis des soucis de fixations des panneaux par la suite. Alors, j'ai choisi de les intégrer à la structure.

J’ai regardé les portiques et peu sont garnis d’échelles, ce qui m’arrange.

On colle les panneaux à la bonne hauteur sans oublier les renforts sur l’arrière.

La hauteur est de +/- 8.5cm au dessus de la chaussée (un gros camion passe sans souci). Ici le portique est suspendu mais on peut l’imaginer au sol.

Voilà un trait supplémentaire de réalisme !

Bricolez bien.

 

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