les 150 C

Il est parfois difficile d’avoir des infos correctes et exactes sur les anciennes locos… j’ai fait pour le mieux et trouvé pas mal d’info dans le remarquable livre de F. Villemaux (Décapod, gueules noires et trains lourds, La Régordane, 1992)

Modèle réel :

Pays : France mais de fabrication allemande de type G12

Compagnie : AL + compagnie de l’Est puis SNCF

Utilisation : marchandises lourds type minerai

Année de mise en service : 1917

Radiées : 1956

Nombre d’exemplaires : 117 (en 1950)

Dimensions / poids :  18.495m attelé (11.6m loco seule)  pour 140,8t  (93.1t loco + 47.7t tender). Masse adhérente 80t

Effort de traction : 21.5 t

Autres caractéristiques :

pression chaudière: 14 hpz

Diam cylindre HP :  570mm course 660mm

Diam cylindre BP: 570 mm

Diam roues motrices : 1400mm

Diam roue bissel : 1000mm

Puissance / vitesse : 1770 cv pour 65 km/h  (conduite à droite)

Tender : 7 t de charbon + 20m3 (tare à 20.7t) : 40.7 en charge

Dépôts directeurs : Baroncourt, Longuyon, Longwy (dernier dépôt)

Les premières machines furent directement commandées par les chemins d'Alsace-Lorraine (Al ou El avant 1919: Elsass-Lothringen) et livrées entre 1917 et 1919 sous les numéros 5563 à 5680.  Les numéros suivant 5681 à 5689 quant à eux sont les anciennes machines  de la Compagnie de l'Est (immatriculées série 13 n° 5151 à 5159). ces machines livrées au titre des prestations d'armistice de 1918 furent cédées au réseau ferroviaire d'Alsace-Lorraine (AL) avant 1938 et donc réimmatriculées pour suivre l'ordre de la compagnie AL.

Ces locos disposent d'un moteur à trois cylindres (dont un central) à simple expansion et la distribution était du type  "Walschaerts", disposition assez rare. Le foyer était un foyer à grille débordante sur les deux derniers essieux. Ce furent d'ailleurs les seules ex-allemandes à posséder un tel foyer. L'échappement était fixe de type « Allemand » et quelques-unes furent munies d'un Kylchap. Le bissel avait un déplacement latéral de + ou - 80 mm et le dernier essieu moteur avait un déplacement latéral de + ou - 20 mm pour faciliter l'inscription en courbe.

 L'AL leur confia la remorque des trains de minerai dans le bassin lorrain. La série fut immatriculée 1-150C 563 à 689 à la SNCF mais du fait des hostilités 33 machines furent perdues et plusieurs autres rentrèrent en France trop endommagées pour reprendre du service.

Ces pertes furent en partie comblées par la récupération de 10 autres machines (G12 série 58 de la DRG) au sortir de la guerre qui furent immatriculées 1-150C 808, 810, 822, 824, 836, 866, 893, 895 et 897 donc en gardant les numéros attribués par la DRG. Ce sont les machines de cette série « réparations » qui furent reproduites en modélisme par Roco (la 824) et aujourd’hui par Jouef (la 822); elles sont reconnaissables à l'unique rambarde sur le tablier avant. Toute la série avait disparu de l'inventaire pour l'année 1957.

Les tenders qui leur furent accouplés ont toujours été les mêmes : il s'agissait de tenders à trois essieux contenant 20m3 d'eau et 7 t de charbon. Les tenders récupérés au sortir de la guerre furent immatriculés 1-20 D 808, 810, 822, 824, 836, 866, 893, 895 et 897 comme les locos.

Modèle réduit

Marque : Roco
Référence : 04118  la loco est sortie sous deux numéros la 680 et la 824 selon certaines sources la 824 serait la ref 43206 mais mon catalogue 1983 donne la 824 en ref 04118. Il est probable que la loco a été distribuée sous une même ref avec 2 immatriculations en fonction des années puis seulement la 824 avec la ref 43206.
Courant continu/alternatif : continu

Echelle : HO
Année de fabrication probablement début des années 80 (j’ai un catalogue de 1983 : elle est présente et ce n’est pas une  « nouveauté »)
Type de moteur/mécanique : moteur en tender, vis sans fin et engrenage (bandages)

Entraînement : engrenages
Digital/Analogique : analogique
Marque et type de décodeur : X
Dimensions/Poids : 212.8 mm  pour 400 grs

Inscription en courbe : donnée pour 360 mm
Attelage : boucle sans boitier + crochet sur bissel avant. Barre rigide plastique entre le tender et la loco.
Prix : les prix moyens actuellement d’occasion se situent autour de 100 - 150 euros


Expérience :

Le modèle Roco est un modèle d'origine Röwa, présenté dès 1973 (version prototype non motorisée). Röwa (marque que je ne connais pas) a disparu avant la commercialisation de ce modèle qui fut repris par Roco qui a apporté ses modifications (détaillage et certainement motorisation).

Cette machine est considérée par certains comme LA meilleure loco. Mon camarade François en est fou et il m’a gentiment autorisé à publier ses photos.

Pour ce qui me concerne, je n’ai eu que des ennuis avec cette loco achetée d’occasion. Elle a déjà eu des soucis de platine heureusement réparés mais les précédents propriétaires l’avaient sans doute déjà démontée : aujourd’hui le moteur tourne bien. De plus, ce qui plus gênant pour moi, l’embiellage freine en courbe. Je ne sais toujours pas exactement pourquoi donc je patauge pour améliorer ça.

Il faut savoir que l’éclairage arrose un peu mais c’est facilement réglé par un cache. La loco se démonte très facilement.

 quelques photos de François...merci à lui: il faut dire qu'il en a plusieurs entirèrement affinées et détaillées

 

Modèle réduit

Marque : jouef - hornby
Référence : HJ 2146
Courant continu/alternatif : continu
Echelle : HO
Année de fabrication : 2012
Type de moteur/mécanique : tender sur loco avec cascade engrenages
Entraînement : engrenages, 1 essieu bandagé.
Digital/Analogique : analogique
Marque et type de décodeur : X
Dimensions/Poids : 213mm pour 320 grs

Inscription en courbe : passe sur du 481 mm sans les contre-tiges de pistons.
Attelage : boitier nem avec élongation sur le tender. Élongation entre loco et tender avec barre rigide intégrant les fils.
Prix neuf 2012 : 300 euros


Expérience

Cette loco est parait-il une reprise d’une production Rivarossi. Je dois dire qu’elle est magnifique. Elle fonctionne très bien.

Je lui reproche juste sa rehausse de cheminée. Sur les photos catalogue, elle ne l’avait pas et la manivelle de bielle était à l’envers (mais à l’endroit dans la boite c’est l’essentiel). Une fois de plus méfions nous des catalogues. Hornby a communiqué que le fait que la réhausse était une surprise à la livraison des modèles (pas sur les protos)… c’est un des aléas de la délocalisation : La réhausse est juste emboitée, il suffit de tirer en rotation pour l’enlever ce que j’ai fait.

Les rumeurs parlent de soucis avec les versions digitales mais je ne peux pas me prononcer sur ce point; les infos données laissent apparaitre des soucis liés à la mise à jour des systèmes des décodeurs qui deviennent incompatibles avec les anciennes centrales.

 Pour l’analogique, elle est puissante et silencieuse (la mienne grince en courbe sur la vidéo mais j’ai identifié l’origine : c’est le 1er essieu du tender… pas grave).

Le mécanisme interne est reproduit… tout à fait invisible mais ça donne une image de luxe proche des modèles Lematec (une première sur une production industrielle).

Je me pose juste des questions si d’aventure il fallait la démonter. La question ne se pose pas pour l’instant.

Un très beau modèle en tout cas.

et débarrassé de sa réhausse... elle fait plus trappue.

Terminons par une vidéo de ces belles locos 

 

J’espère que ce dossier vous a plu. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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