Le château d'eau de Plombières

Avec une extrême gentillesse et un grand professionnalisme, Mortimer (l'auteur du réseau de Plombières: http://lereseaudepsx.e-monsite.com/pages/les-trains-des-copains/plombieres.html ) nous offre les photos de sa dernière et magnifique réalisation: un château d'eau de type Est.

D'après ce que j'ai compris, le projet mijotait depuis longtemps, il a finalement abouti. Je vous laisse juge du résultat et surtout, je m'efface devant les explications de Mortimer. Point de matériaux techniques compliqués à trouver: du grand art.

Merci encore à lui d'avoir accepté la mise en images et en ligne de ce projet sur le site. Laissons-le-nous expliquer sa démarche.

 

Un château d'eau type Est:

Voici donc le modèle !

Le château d’eau de St Dizier en 1996.

La cuve sera obtenue à partir d’une boîte cylindrique en carton ou métal. Ce genre de petite boîte cylindrique se trouve en supermarché, par exemple dans le secteur des poudres ou granulés pour boissons chaudes (café, tisanes…). Attention : il faut un diamètre de 8cm pour correspondre aux dimensions réelles car le diamètre de la cuve réelle est de 7 mètres (valeur lue sur un plan du château d’eau de Chalons en Champagne, présenté par la SNCF comme étant semblable à celui de St Dizier que j’ai pris comme modèle). La hauteur doit atteindre au moins 7,6cm (hauteur réelle de la cuve = 6,60m) mais la boîte utilisée peut-être plus haute car l’excédent éventuel peut être enfoncé dans le socle en maçonnerie.

Les lignes de rivets seront obtenues avec la roulette de notre ami Joël (système de roue dentée permettant l’espacement régulier des rivets par repoussage) sur une feuille plastique ultra fine (Evergreen 1.3 dixièmes). Cette feuille est ensuite mise en place autour de la cuve  (mais là, j’ai « merdé » en utilisant de la colle à bois diluée pour avoir un peu d’adhérence et c’était une mauvaise idée : formation de quelques cloques par endroit qui risquaient d’être visibles après la peinture : j’ai donc reconsidéré le problème).

Le fut (maçonnerie) est coupé dans un rouleau de carton de 8,4 cm de diamètre. Sa hauteur est de 11,5cm sur mon modèle (hauteur variable selon les châteaux observés).

Pour obtenir la forme légèrement tronconique de ce socle, j’ai découpé 4 encoches verticales dans ce cylindre à partir de la base sur environ les deux tiers de la hauteur pour pouvoir écarter légèrement les parois du cylindre à sa base.

Cet écartement à la base est maintenu par l’introduction en force d’une rondelle de carton découpée dans le même cylindre. Le diamètre du socle en maçonnerie qui est donc de 8,2 cm au sommet est ainsi porté à 9cm à la base. Je colle ensuite du carton à l’intérieur pour boucher les encoches et je bouche avec un enduit (mélange de plâtre et de pâte à papier).

Ici l’ébauche du socle en maçonnerie. L’emplacement des ouvertures est découpé grossièrement. Le bâtiment réel n’est pas cylindrique mais tronconique. Les repères n°1 indiquent les 4 découpes verticales pratiquées pour arriver à ce résultat. Elles ont permis d’élargir le socle à sa base. Une rondelle du même cylindre (repère 2) est  rentrée en force à l’intérieur pour maintenir le sur écartement. Le vide qui apparaît ainsi au niveau des découpes verticales est comblé avec de l’enduit (mélange de pâte à papier, plâtre et colle à bois). Le repère 3 montre la bordure du  couvercle de pot de crème utilisé pour couronner ce socle en carton.

Même chose. On aperçoit les bouts de carton collés verticalement à l’intérieur pour faciliter le colmatage des quatre découpes verticales.

Les pierres de taille en haut de ce fut sont figurées avec la bordure d’un couvercle en plastique d’un pot de crème.

La confection des arrondis en pierre de taille des ouvertures avec deux profilés en plastique superposés et collés après mise en forme. (Diamètre intérieur = largeur de la porte = 164 cm sur le château de St Dizier). La largeur réelle de cet arrondi est de 30 cm.

Un rond de bière (recoupé) renforce la base. 

Pour les ouvertures, j’ai pris les côtes du château près du BV de St Dizier (dont la porte est plus large que sur celui de Gondrecourt).

La porte (100% en plastique) est prête à être mise en place.

Le socle est prêt. Les ouvertures sont mises en place et les vides comblés avec l’enduit précédent. La couronne de pierre de taille (bordure du pot de crème) est en place.

La cuve et la feuille rivetée qui va s’enrouler autour. Cette feuille est en plastique très fin (evergreen 1,3mm). Le tracé des tôles est réalisé au crayon puis repassé avec l’outil à faire les rivets. Si on n’a pas cet outil, on peut essayer de piquer les rivets un par un avec une pointe de compas, mais c’est moins régulier. Remarque : la feuille de plastique avait fait l’objet d’une première tentative de collage avec de la colle à bois diluée et cette colle, en séchant, a laissé le marquage en relief des lignes de rivets sur le cylindre.

La cuve est emboitée dans la base. L’utilisation inopportune de la colle à bois pour la fixation de la feuille rivetée laisse apparaitre des cloques. Cela sera rectifié ensuite. Les  « ronds » de l’échelle sont obtenus en entourant du fil (diamètre 0,3) autour d’un crayon de papier.

Après peinture, le château d’eau est terminé.

Premiers essais de mise en place : grâce au miroir, deux châteaux pour le prix d’un!

Voilà pour les grandes lignes de cette construction…

Un grand merci à Mortimer pour toutes ces explications étape par étape sur cette construction intégrale de grande qualité.

 

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