Les 150 Y

La BR 52 (150 Y à la SNCF) était une machine conçue durant la guerre par simplification de la série BR 50. Construites en très grand nombre (y compris par l'industrie des pays occupés) à partir de 1942 pour les besoins de l'Allemagne, elles sont dénommées "KriegsLok" = locomotives de guerre. Les machines se retrouvèrent dans de nombreux pays et certaines continuèrent à être produites après la fin des hostilités.

Les BR52 étaient des copies simplifiées des BR 50 (future 1- 150 Z SNCF) et se distinguaient par l'absence de pièces en cuivre (devenu difficile à trouver) et l'utilisation de la soudure (à la place du rivetage). Des adaptations aux hivers russes avaient été réalisées, comme par exemple un chapeau de cheminée et la mise en place de vastes cabines totalement fermées.

Modèle réel :

Pays : toute l'Europe

Compagnie : SNCF (pour cet article)

Utilisation : marchandises lourdes (convois militaires pendant la guerre)

Année de mise en service : 1942

Nombre d'exemplaires: 6300 locos produites au total

A la fin de la guerre, on retrouvera ces locomotives dispersées à travers 16 pays. La SNCF récupéra 42 machines dont 17 en construction qui furent immatriculées 1-150 Y 1 à 17 . On doit y ajouter 25 machines restées sur le sol français et immatriculées 1-150 Y numéros : 123, 244, 1306, 1593, 1637, 1657, 1673, 1677, 1678, 1993, 3125, 3149, 3483, 3536, 3595, 3697, 3811, 5687, 6178, 6848, 6982, 7283, 7444, 7601 et 7604. 

Radiées: amortissement pour le 7 avril 1959 avec les 1-150 Y 5, 9, 16 et 3536 comme dernières radiées.

Dimensions / poids :  +/- 22 m attelée pour 150 t maxi (suivant les configurations), l'ensemble avec tender chargé

Autres caractéristiques : elles disposaient d'une faible charge à l'essieu (15t) ce qui permettait de rouler sur presque toutes les lignes. Toutes les machines ne disposaient pas des écrans pare-fumées ou des cabines fermées

Les tenders sont de trois types différents :

-  tender à bogies sans châssis, et caisse demi-cylindrique dits "tender baignoire" de 32 m3 d'eau et 9,4 t de charbon: immatriculés 1-32 Y numéros entre 847 et 20437. Sur ces tenders, la rigidité de la tôle de la caisse cintrée en demi-cercle fait office de châssis, les traverses de choc et les pivots des bogies étant directement soudés dessous !

- tender à quatre essieux rigides (très rare) contenant 30 m3 d'eau et 8 t de charbon immatriculés 1-30 Y numéros entre 244 et 6178

- tender à bogies contenant 13 m3 d'eau et 9 t de charbon immatriculé 1-13 D 1993 et qui emportait un appareil de condensation constitué par trois gros ventilateurs. Ces tenders étaient prévus pour les zones arides et conféraient aux machines une autonomie de 1 000 km !

À la SNCF, la 150 Y 1993 fut la seule à être équipée d'un tender à condensation (le 1-13 D 1993). La locomotive fut mutée à la région Est au dépôt de Hausbergen où elle fut radiée (comme l'ensemble la série) le 7 avril 1959.

Puissance / vitesse : 1600 cv pour 80 km/h

Dépôts directeurs : Mulhouse (Ile - Napoléon + Nord), Sarreguemines, Sarrebourg, Thionville puis concentrées à Hausbergen,

En France: Trois exemplaires sont préservés :

  • La locomotive 52-8163 sur le CFT dans le Doubs,
  • la Ty2-6690  dans le  Pas-de-Calais,
  • la Ty2-993 stockée aux anciens entrepôts frigorifiques du 91 quai Panhard-et-Levassor à paris.

A ajouter la loco en photo des CFL venue à Metz

En Allemagne : 100 locos sont conservées

Modèle réduit

 Marque : Liliput
 

Référence : L105200  / ref L131520 en 2018

Courant continu/alternatif : continu

Echelle : HO

Version : européenne avec décalcs de plusieurs compagnies

Année de fabrication : 2001 (pour mon modèle); ressorti en 2018

Type de moteur/mécanique :  moteur dans le tender avec volant d'inertie et double vis sans fin

Entraînement : engrenages. 2 essieux du tender sont bandagés. Les bogies sont fixes avec des essieux flottants

Digital/Analogique : analogique

Marque et type de décodeur : X

Dimensions/Poids : 265 mm pour 580 g

Inscription en courbe : passe sur du 481mm sans souci

Attelage : boucle sur boitier pour le tender

Prix : 230 € en 2001... 279 € en 2018

Expérience :

Cette machine m'a d'abord enchantée. Longue puissante, empattement électrique long (tender + loco), superbement détaillée. Elle possédait de nombreux détails comme les tampons à ressort, un embiellage très fin, un attelage à élongation entre loco et tender. Un foyer allumé rouge en fonctionnement.

Du charbon à placer sur le tender...une belle bécane.

Mais voilà: le châssis du tender est atteint par la maladie du zamak. Il s'est cintré puis est parti en morceaux. Zamakpest 2 .J'ai détecté le souci car la loco ne tractionnait plus: fatalement, les essieux ne touchaient plus. Puis ça s'est accentué; J'ai tout démonté pour que la mécanique ne s'abîme pas.

Depuis ce jour, je cherche un châssis ou un tender neuf. Malgré la sortie de la loco en 2018: rien ! C'est pénible. On me dit que la ref est une loco fabriquée en Chine alors pas de pièces. A quoi sert donc la nomenclature jointe dans la boite? Je suis dégoûté. Donc j'attends, peut-être que la nouvelle production pourra me fournir les pièces.

Modèle réduit

 Marque : Roco
 

Référence : 62238 (immatriculation 6982 = dépôt de Thionville)

Courant continu/alternatif : continu

Echelle : HO

Version : SNCF

Année de fabrication : 2016

Type de moteur/mécanique 

Entraînement : tender moteur + arbre de transmission vers la loco

Digital/Analogique : analogique avec prise nem

Marque et type de décodeur : X

Dimensions/Poids :  265 mm pour 500g

Inscription en courbe : passe sur du 481 mm sans souci

Attelage : boitier nem sur tender

Prix : 335 €  mais il y a eu des promos

Expérience :

C'est une très belle loco même si elle parait très propre et très "noire" (un peu comme la loco des CFL proposée en photo sur laquelle je suis montée: cool, l'abri est gigantesque). Plus simple que la Liliput, mais c'est du roco et c'est fiable. Malgré cela, j'ai eu la surprise de constater que le dernier essieu du tender déraillait systématiquement sur les aiguillages. L'observation m'a permis de voir que l'entraxe de l'essieu n'était pas bon. Un réglage et c'est reparti. Depuis, tout va bien.

Je n'ai pas assez fait rouler cette loco pour me prononcer sur son comportement à long terme mais au rodage, c'est impeccable. La traction est très bonne aussi en raison de la transmission vers la loco qui prend le courant et tractionne. Une belle pièce juste un peu trop propre

Pour mémoire, cette loco a été produite par d'autres marques comme Gutzold ou Marklin-Trix

J'espère que ça vous a plu.

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