curiosités

Pour ce petit dossier, je me suis dit que je pourrais exposer quelques pièces qui possèdent un intérêt spécifique en exposant leur point particulier....J'en profite pour exposer des modèles de véhicules qui loin d'être rares ne sont (ou n'étaient) pas courant sur les voies.

Si vous êtes féru de modélisme, vous savez déjà tout ça mais d'autres y découvriront des choses. Les pièces exposées ne sont pas toutes rares mais dignes d'intérêt.

Dans la catégorie: matériel moteur

L'éternelle, l'incontournable et l'indétrônable 231 C jouef à moteur saucisson

Explications:

Ces Locos anciennes sont les premières vraies locos de Jouef en ce sens qu'elles représentent (s'approchent) des locos réelles. La particularité est due à une motorisation surnommée "saucisson". La légende dit que ces moteurs sont des moteurs de gyroscopes de V1 Allemands de la 2° Guerre Mondiale. Jouef aurait acheté les machines de fabrication de ses moteurs et aurait adapté l'objet au train miniature. Ces moteurs sont d'exceptionnelle qualité car ils fonctionnent très bien malgré leur âge. Ils sont puissants, souples, silencieux et ils ont une énorme inertie par construction. C'est encore étonnant aujourd'hui.

Le 68000 par Fleischmann

Explications:

Inutile de parler de ces locos assez répandues sur le territoire, c'est uniquement l'originalité du modèle qui m'intéresse. La particularité des 68000 Fleischmann (produites dès 1965) est d’être entièrement en métal. La caisse est autoporteuse, il n’y a pas de châssis. La caisse est creuse et les bogies sont suspendus directement dessus. Par ailleurs, les 68001 disposent de traverses de tamponnement mobiles montées sur ressorts qui se décalent en virage ce qui a été modifié sur les modèles suivants portant une autre immatriculation (68006 de couleur plus sombre). Le prix en occasion est d'environ 100 €. Depuis, Roco a repris le flambeau de ces machines avec une réalisation exemplaire et unanimement encensée.

 

L'étonnante Mallet 020+020

Explications:

Les locos de type Mallet présentent un système de cylindres et d'embiellage doublé par rapport à notre image des vapeurs. L'avantage est de mieux distribuer la vapeur  (les cylindres HP au centre de la loco proches du dôme de vapeur et les BP sur la partie avant) et donc d'avoir une meilleure répartition de la puissance. D'un autre côté, il y a deux fois plus de pièces à entretenir. On garde souvent dans l'idée les énormes locos américaines type Big Boy ou les étranges Garrat. Mais, il y a d'autres locos plus modestes comme les Mallet du Vivarais ou ces petites 020+020 reproduites par Roco et qui sont très amusantes à voir tourner. L'embiellage est très fin et parait fragile mais quelle belle petite machine.

 

La mignonne Micheline Marklin-Hamo

Explications:

Ce très petit autorail est étymologiquement une vraie "Micheline" c'est à dire un véhicule ferroviaire équipé de pneus Michelin (l'appellation a été généralisée à tort à tous les autorails). Dans les années 20, Michelin s'est associé aux chemins de fer pour créer des véhicules plus confortables car équipés de pneus (certains métros le sont encore). Mais cette technique s'est appliquée aussi à des rames simples (dites rames Michelin comme sur l'Est de la France de 1949 à 1956). Elle s'est heurtée à la résistance des pneus de l'époque. Ils ne supportaient que peu de charge (ce qui obligea à construire des rames spéciales plus légères en Alu ou en Inox) et occasionnaient une forte résistance au roulement. Ils pouvaient crever à cause des surchauffes et sur les appareils de voie. Donc, les bogies ont multiplié les essieux (jusque 5) et la maintenance était lourde. Les véhicules trop légers étaient peu résistants. Cette technique fut abandonnée pour les trains.

 

La bourreuse par Bachmann

Explications:

Une bourreuse ( bourreuse-dresseuse-autoniveleuse plus exactement) sont des machines modernes qui remplissent ces trois fonctions. Il s'agit d'engins de travaux ferroviaires servant au positionnement de la voie et au compactage du ballast sous les traverses. La machine agit par l'intermédiaire de pioches métalliques vibrantes, les bourroirs, qui sont plongées de chaque côté des traverses et qui compriment la couche de ballast par serrage vibratoire et mécanique. La double action vibratoire et compressive se nomme le bourrage. Pour une optimisation il ne faut pas dépasser un temps de serrage supérieur à 2 secondes, un dispositif électronique permettant à l'opérateur de savoir quand le temps est optimal .

L'opération est réalisée en même temps qu'une rectification du tracé, du nivellement longitudinal et transversal  (dévers) de la voie. Cette rectification intervient en relevant le niveau de chaque file rail puisqu'il est impossible de l'abaisser. 

Les trains de travaux furent à la mode il y a quelques temps en modélisme, Bachmann et Liliput (même modèle) ont commercialisé cette bourreuse motorisée (moteur de modèle en N). C'est un petit modèle traité au 1/76 mais ça ne se remarque pas. Les prix sont très abordables; attention parfois ils sont très bas car il s'agit de modèles non motorisés. Des bourreuses plus imposantes sont aussi dispo chez Viessmann: équipées en digital, les bourroirs sont mobiles (non fonctionnels bien sûr). C'est assez sympa à voir.

J'attire aussi votre attention car les châssis de ces bourreuses sont atteints par la maladie du Zamac.

 

Catégorie matériel remorqué

Les voitures à impériale de Jouef

Explications:

Dès 1855, pour faire face à l'augmentation du trafic de la région parisienne, en particulier des « trains ouvriers » à partir de Saint Lazare, la Compagnie de l'ouest met en service des voitures B4C4 à deux essieux et deux étages avec une impériale ouverte qui permettent d’augmenter le nombre de places. L'accès à l'impériale était particulièrement périlleux. Il se faisait par des escaliers extérieurs implantés en bout de caisse puis en longeant l'impériale par un passage non protégé par garde-corps. Il y eut des chutes graves. Les conditions de voyage étaient très inconfortables car l'impériale protégeait un peu de la pluie mais celle-ci pouvait s'engouffrer et la vitesse en faisait un espace particulièrement froid en hiver. Elles furent retirées du service en 1931.

Ces petites voitures ont été mises à l'honneur par Jouef en 1969 ref 4500 (rééditées en 1979, ref 5649). Jouef fut un des rares fabricants à proposer un train en époque 2 (avec sa 030 Boer en 1979 ref 8295) et le succès a été au rendez-vous et on en voit pas mal dans les bourses.

 

Le fourgon sanitaire Est DPMR

Explications:

Il est rare de trouver du matériel d'époque 1 ou 2 en modélisme. Ceci est souvent l'apanage des artisans et il est aussi très rare de trouver du matériel pour les guerres mondiales (ce doit intéresser pourtant des amateurs de militaria), c'est ce qui rend ce fourgon si particulier. Il est issu d'une série de fourgons construits par DPMR (marque disparue). Il est à la fois un fourgon Est mais transformé (en déco) en fourgon sanitaire. Il est assez détaillé et roule bien. Au chapitre des moins, sa gravure est passée (surtout les bogies) et les détaillages sont fragiles (j'ai refait les mains-montoir). Il me manquait un tampon lors de l'achat et le fabricant n'a pas été très compréhensif... il a fallu se débrouiller. Mais il est là et sort de l'ordinaire.

 

Le fourgon chaudière Jouef: cocotte minute

Explications:

Les fourgons-chaudière sont apparus avec l'arrivée des locomotives électriques et diesel, à l'époque incapables de chauffer les voitures qui disposaient de radiateurs alimentés par de la vapeur produite par les locomotives à vapeur. Ces fourgons disparaîtront avec l'arrivée des radiateurs électriques et de machines Diesel suffisamment puissantes pour fournir une partie de l'énergie produite au chauffage des trains.

les plus connus sont les C 881 à 999 à 2 essieux (long à 6 hublots), de 22,9 t et 12,360 m de long, construits entre 1960 et 1963, aptes aux 140 km/h, livrée Diesel bleue ; chaudière de 1 300 kg/h ; retirés du service en 1988. Certains fourgons-chaudière sont préservés.

Ces fourgons furent commercialisés par Jouef dès 1968 sous la ref (5)467 puis remanié en 1999 sous les ref 546800, 546900 et 501000. Si les premiers font jouet, les derniers sont splendides.

 

Le fourgon générateur Mistral 56 de LSM

Explications:

Ces fourgons furent mis en place pour l'alimentation électrique des voitures de trains circulant sous différentes tensions comme les TEE; celui-ci était séparé (différent de la configuration fourgon-générateur comme sur les GC et Mistral 69) pour la climatisation des DEV Inox dévolues au Mistral dès 1956. Ils sont différents des cocottes minutes abondamment commercialisées par Jouef (très bon produit).

Il est rare d'en voir en modélisme et LSM en a sorti 2 versions (PO puis mistral 56 en bleu et en rouge). Ce fourgon a circulé jusqu'aux années 90 sur des liaisons Paris-Nancy. Je m'en souviens très bien. C'est une pièce peu courante et vraiment bien restituée. Un modèle sympa issu d'un coffret.

 

Les grill express modèle LSM

Explications:

En 1967, la SNCF veut développer la restauration en libre-service, moins chère que les services de restauration classiques. Elle commande 58 voitures Gril-Express à la société De Dietrich construites sur la base de caisses UIC. Elles seront livrées entre 1970 et 1973 et de couleur rouge. Montées sur des bogiesY28F, elles sont aptes aux 160 ou 200 km/h. La climatisation ne sera installée que dans les années 80 pour se mettre au niveau des Corails dont elles prendront la livrée. Elles seront incorporées dans les trains drapeaux (rapides) sur les longues distances. Mais elles seront chassées par les TGV.

Les voitures sont vendues (Belgique ou Portugal), deux sont transformées en voitures-conférences (32 places). Comme elles disposent d'un groupe électrogène à bord avec alternateur triphasé 380 volts, certaines de ces voitures furent incorporées dans les trains de pèlerinages transportant des malades couchés, afin d'utiliser le 380 volts  pour alimenter les appareils médicaux des voitures sanitaires en 220 volts.

Trois fabricants de miniature se sont lancés dans la reproduction des grill express. Le premier fut Jouef en 1974 avec le modèle livrée rouge (ref 5482) puis Corail en 1980 (ref 5401). C'étaient des modèles simplifiés sans aménagement et avec des bogies non conformes (les UIC de la marque). Toutefois, ils sont assez répandus et on en trouve beaucoup en occasion pour un prix moyen d'une 15 aine d'€. A noter que Lima avaiit aussi un modèle (L309235 pour le corail) guère mieux mais avec aménagement intérieur.

Puis, LSM s'est intéressé au modèle avec de nombreuses variantes  (ref 40151 ou 40134 ou 40156 pour un modèle Corail et ref 40159 ou 40154 pour un rouge). C'est une voiture superbe et très bien faite y compris dans les aménagements intérieurs. Rien à redire si ce n'est qu'elles sont rares et cher. Elles ressortent en 2020 dont des livrées rares comme la 40155 (jaune/bleue/orange SR espace qualité).

 

Les club 34 de Roco

Explications:

On peut souvent confondre les Grill express et les club34. Ce sont des voitures très différentes et antérieures. Leur nom vient des 34 places de capacité.

Les voitures Vru DEV appartient à la série UIC-Y. Elles ont été livrées de 1966 à 1968 en 42 exemplaires. Ces voitures de 24,5 m pou 48 t pouvaient rouler à 160 km/h sur bogies Y26c (certaines aptes au 200). Leur service fut remplacé à partir de 1979, en service intérieur, par celui offert par les bar-corail ou la vente ambulante. ​certaines furent transformées en voitures pour els trains d'expo avec salle audio-visuelle.

Leur livrée d'origine est rouge « Capitole » avec 2 bandes blanches (entre les portes) supportant un encadrement de chacune des 8 baies principales. En 1970, elles prennent une nouvelle livrée rouge vermillon et bande gris métal, et enfin la livrée corail pour 6 d'entre-elles.  Elles disposaient de la climatisation alimentée par un groupe électrogène embarqué.  

Toutes ces voitures ont été retirées du service vers 2000.

C'est Roco qui s'est intéressé en premier à la club 34 en rouge (ref 44612) mais aussi en corail (ref 44619). C'est une belle voiture, très Roco: bien faite avec un très bon roulement et conforme...sauf sur l'aménagement intérieur. On en trouve à 70 €. Je me suis amusé avec, si vous le souhaitez, regardez  La resto club 34 Roco

LSM les sort en 2020: la 40158 en livrée d'origine proto, 40340 et 40341 en livrée corail. Elles devraient être de haut niveau pour un prix proche de 90 €

 

Les voitures lits MU Roco

Explications:

Les voitures lits type MU, qui signifie, « Modernes Universelles », furent construites en Allemagne à partir de 1964. Ce sont des 100 exemplaires de voitures climatisées montées sur bogies Minden-Deutz type 4, elles sont aptes à 160 km/h. Leur aménagement à 12 compartiments offre de 12 à 36 lits. Elles sont pour la plupart propriété de la CIWL ; la SNCF en achète 18. D'autres contingents seront construits.

Ce sont les dernières voitures achetées par la CIWL, incorporées dans les grands trains européens, elles eurent une carrière courte.

Le modèle Roco a fait l'objet de nombreuses variantes dont celles de la CIWL en coffret de 4. Un beau modèle bien que datant un peu.

 

les T2 de Hornby Jouef

Explications:

En 1968, la CIWL lance un matériel novateur pour l'élargissement de la clientèle des wagons-lits : la voiture WLAB T2, dont le nom signifie « Touristes 2e classe », est la première à permettre de voyager en couple en deuxième classe. Son aménagement astucieux est constitué de dix-huit petites cabines, neuf à niveau, avec deux lits rabattables superposés convertibles en divan et, intercalées, neuf autres surélevées, avec divan fixe et deux lits hauts parallèle ; soit un total de 36 places. La disposition des baies donne à ces voitures un profil très particulier. Il n'y a des portes d'accès que d'un seul côté.

Devant le succès de ces voitures, la SNCF fait l'acquisition, entre 1973 et 1975, de 82 voitures climatisées. Les T2 ont été radiées du parc SNCF en 2008 et vendues à l'étranger.

Le modèle Jouef est tout simplement exceptionnel: gravure et couleur. C'est une reproduction que j'adore à intégrer dans une rame de trains couchette (corail et UIC) avec lesquelles elle roulait . Il est (je crois) une reprise d'un modèle Rivarossi.

 

La voiture Hélène par Roco

Explications:

À partir des années 2000, la SNCF utilisa des voitures, très appréciées pour leur confort, pour différents usages: trains de pèlerinage. Avant la livraison des 100 A9 VSE classique, la SNCF reçut à titre d'essai 2 prototypes VSE mixtes 1re/2e classe. Ces 2 véhicules ont été transformés en voitures de mesures : Hélène et Lucie, avec l'installation d'un générateur 220 volts, en lieu et place de l'un des 2 WC, afin d'alimenter l'appareillage de mesure (enregistreurs vidéo, ordinateurs PC, oscilloscopes). Lucie est utilisée pour des vérifications des installations fixes de traction électrique. Quant à Hélène, elle fut utilisée pour les tests grande vitesse avec des appareils de mesures également (hélène: pour LN = lignes nouvelles)

Roco nous a fourni cette magnifique reproduction (ref 44643) à incorporer dans une rame classique juste derrière la loco. Mais Roco a fourni un aménagement places assises classiques. Il est intéressant de changer cet intérieur (très facilement). Deux artisans le proposent aujourd'hui: Apocopa et Modélisme Collection ( ref int-roco-ln = 10€)

La manip ici Intérieur de voiture Hélène. Il est intéressant de les peindre et de mettre l'éclairage et quelques personnages

On voit peu de voitures de mesures sur les réseaux sauf à les faire soi-même. Donc une bien belle voiture originale.

 

Les wagons à trappes mobiles de Roco

Explications:

Ce wagon ancien et original est une forme hybride entre le simple tombereau et ce qui va devenir la trémie fermée. Les marchandises en vrac ont longtemps été transportées dans des wagons tombereaux simples. Les inconvénients étaient nombreux, le premier étant le déchargement qui parfois se faisait à la pelle. Le second est la fragilité des marchandises exposées aux intempéries. Pour remédier à cela des bâches puis des trappes furent installées. Le chargement se faisait généralement par gravité. Ce type de wagon a été utilisé pour le transport de chaux par exemple (ils avaient bien blanchis).

Roco nous a proposé ce wagon qui existe en version DB (ref 4313) mais aussi SNCF; il existe aussi une version avec guérite (ref 4389). Il est basé sur le châssis des tombereaux standard de la marque. Il a fait partie de coffrets. Il est original et bien fini avec des trappes réellement mobiles. Pour ma part, je lui ai installé des roues à rayons. Un beau petit wagon que j'aime bien. On trouve facilement les versions DB pour moins de 20 €

Les wagons UFR de REE

Explications:

La Société pour l’Union des Transports Ferroviaires et Routiers (UFR) a été créée dans les années 1930 pour développer le transport marchandise Rail-Route. La Société UFR a développé un type de wagon porteur pour remorques routières. En 1964, le parc de la SNCF était de 100 wagons porteurs UFR pour des remorques à 1 ou 2 essieux. Ils furent remplacés par le système kangourou puis les conteneurs sur wagons surbaissés. Le système UFR a été développé à partir de 1946 pour être abandonné en 1983.

Le chargement de ce véhicule sur le wagon est rendu aisé par : une rampe aménagée en bout de voie et un système de rails latéraux extérieurs guidant la remorque sur le wagon. Les roues de la remorque disposaient d'un relief permettant le guidage.

L'abandon du système s'explique essentiellement par une augmentation de la taille des remorques qui engageaient le gabarit car les wagons UFR sont dérivés de wagons plats assez hauts ce qui imite la taille des remorques.

REE modèles nous a gratifiés de nombreux modèles plus beaux les uns que les autres...la grande classe, assez onéreux quand même.

 

Les wagons Bromberg par Roco

Explications:

Le GGths Bromberg est né à la fin des années 30 pour les besoins de transport de la Deutsche Reischsbahn (DR). C’est un wagon couvert à bogies de grand volume de 51 tonnes de charge pour un poids à vide de 23,5 t. La surface chargeable de 44,6 m2 pour une largeur de 2,70 m et une longueur utilisable de plus de 16m

Les pièces de grand gabarit n’étaient pas manipulables par les 4 doubles portes latérales, une solution par chargement en bout fut adoptée. Les bouts de caisses sont identiques et constitués de 3 portes, bien que l’une soit équipée d’une petite plateforme avec rambarde et serre frein.

D’abord, au niveau du plancher, une porte horizontale couvre toute la largeur du wagon. Elle est assez haute pour couvrir la surface délimitée par les tampons ; lors de son ouverture, cette porte devient une surface de roulement pour un chargement via un quai en bout. L’ouverture des portes des 2 bouts permet le chargement de plusieurs Bromberg de la même rame sans avoir à déplacer les wagons. Gain de temps énorme en manutention. Au dessus de cette porte horizontale, 2 portes verticales pliantes et remplissant tout le gabarit,  permettent un chargement a hauteur maximale du wagon.

Autre détail, les 2 demi-planchers du toit servaient de surface de déplacement pour les agents lors de chargement de grosses pièces au gabarit maximum ; ces trappes permettaient aux agents de glisser la tête et d’aider au guidage du chargement.

La véritable construction en série commença en 1943/44. Seulement 77 unités furent construites jusqu’à la fin des hostilités. Mais sa construction fut reprise ensuite jusqu’en 1979. Deux ou 3 wagons, qui se trouvaient sur le sol de France,  furent confisqués et immatriculés à la SNCF régions Est et Nord.

Roco a sorti ce wagon en 1984 (ref 4369F devenu 46233 version SNCF brun immatriculé Hjyf 87849). Puis ce wagon disparait de chez Roco, pour réapparaitre en 2001 en série limitée exclusive sous la référence 47268 en marquage SNCF. Ce wagon fut aussi l’objet d’un essai commercial avec une commercialisation en kit…juste un assemblage (marquage DB)...suivez: le kit Bromberg Roco.

 

Le Canon Léopold Rivarossi

Explications:

Le 28-cm-Kanone 5 (E) (en abrégé: "K 5") était une pièce d'artillerie de chemin de fer allemand de 280mm. Le tube était d'une longueur de 21,5 mètres sur un pivot ne permettant qu'une élévation verticale de l'arme. Ce pivot était monté sur un wagon à deux bogies de 12 roues. Pour aligner la cible, en reculant ou en avançant le wagon, il fallait donc disposer d'une section de voie courbe. Le "K 5" fut développé à partir de 1934 et était produit dès 1937. De février 1940 jusqu'à 1945, on construisit 25 engins. Il s'agissait de la pièce d'artillerie standard de l'artillerie de chemin de fer. 3 de ces canons furent utilisés sur la côte de la Manche pour tirer sur les navires, On voit peu de représentation d'artillerie sur voie ferrée (surtout répandue en 14-18 et dont il existe quelques reproductions en HO). Le canon de Rivarossi est abordable et présente une curiosité intéressante... La mise en ligne peut se faire soit sur un train de la guerre avec une 150Y (krieglok) soit en version plus moderne comme une pièce de musée en transit.

 

Le porte char surbaissé SMD

Explications:

Ce wagon n'a pas de particularité en soit sauf sa rareté (tant réelle que miniature). Il est représentatif du travail des artisans qui fournissent des pièces originales comme celle-ci. C'est le fabricant de kits et détaillage SMD (dirigé par Denis Magot) qui nous a offert cette superbe reproduction en laiton (à monter). Les kits sont assez chers mais ils présentent des avantages incomparables... le métal, l'originalité, le bonheur de le faire soi-même, etc... Ce sont des produits intéressants et maintenant, les notices sont bien faites (lisibles, illustrées en pas à pas). C'est un bonheur que de construire ces kits en quelques jours sans se presser. Je voulais le mettre en avant dans cette rubrique.